dimanche 17 février 2013

4ème semi-marathon d'Akabane - Tokyo

Un petit compte rendu du 4ème semi-marathon d'Akabane. Le parcours longeait la rivière Arakawa, un classique. Pas besoin d'arrêter la circulation, c'est beaucoup plus facile pour l'organisation. Akabane est le nom d'une gare dans l'arrondissement du Nord de Tokyo, un quartier où nous avons vécu pendant deux années.

Yuki courrait le semi-marathon, et moi le 10km, afin de me réserver pour le marathon de Tokyo. Sans transition, voici nos résultats.

Yuki
Temps Officiel: 1:43:01
Temps Net: 1:40:31
Position Scratch Filles: 76/1264 (6%)
Position +40ans: 15/346 (4,3%)

Eric
Temps Officiel: 40:08
Position Scratch (garçons?): 42/812 (5,2%)
Position +40ans: 9/244 (3,7%)

Bravo à Yuki qui a battu son record, établi 3 semaines plus tôt, de plus de 3 minutes. Au niveau de la position au général, elle s'est fait un peu rouler avoir parce qu'elle a respecté les indications. En effet, comme il y avait beaucoup de monde, ils ont essayé d'organiser le départ en fonction des temps escomptés des participants. Le premier groupe pour les plus rapides, etc de 10 en 10 min. Yuki est allé à la fin du groupe 1h30-1h39. C'est pourquoi elle a mis 2min30 pour passer la ligne de départ. Mais presque toutes ses concurrentes s'étaient placé à l'avant, puisqu'elles ont un temps net (calculé depuis le passage de la ligne de départ) proche du temps officiel. Or c'est le temps officiel qui compte pour le classement. Bref, encore un exemple qui montre que tant que ça n'est pas visible, les japonais ne sont pas plus honnêtes que les autres.

Sinon, c'est toujours aussi compliqué d'avoir des résultats simplement. En fait, pour cette course, impossible de trouver le classement général. Il n'y a que les classement par catégories.

Revenons un peu plus en détails, et en photo, sur cette journée.

Le 10km partait à 9h. Le semi était divisé en deux groupes avec des heures de départ différentes (c'est la première fois que je vois ça). Yuki était dans le premier groupe et partait à 10h40. Le matin, elle n'a pas eu le courage de se lever pour partir avec moi, alors j'y suis allé tout seul. Après une demi-heure de trajet, j'arrive près de la zone de départ. C'est la seule photo que je vais prendre avant mon départ. Ici, personne ou presque ne vient en voiture. De toute façon il n'y a pas la place pour se garer.


Je suis un des premier à me placer sur la ligne de départ, 15 min avant le coup de pistolet. J'ai trop souvent constaté que je me plaçait trop loin par rapport à mon niveau, ou bien les autres se placent trop près par rapport à leur niveau...Maintenant, j'essaye de me placer dans les 50 premiers. En général, je me fais pas mal doubler dans les premières 5 minutes, et après je redouble pendant tout le reste de la course. Bon allez, j'arrête de me venter sur ma super gestion de course ;) A non pardon, je n'ai pas tout à fait fini. J'ai mis 19min59 pour fait les 5 premiers km, et 20:10 pour les 5 derniers, contre le vent. J'ai pu accélérer un peu les 2 derniers km. Dans le dernier km, j'ai remonté plusieurs centaines de mètre sur un "papy" (du moins me semblait t'il avoir dans les 50 et quelques années), pour finalement échouer à 1 seconde derrière lui. Dans le sprint final, il a eu la malencontreuse idée de jeter un coup d'oeil derrière lui. Il m'a vu et a accéléré. Je n'ai pas pu le dépasser. Après la ligne, je lui ai dis "O stsukare sama deshita", c'est l'expression classique qu'on dit après avoir bien travaillé. Il m'a vaguement répondu, "hinnn", l'air pas très content...Bon d'accord, désolé de t'avoir fait forcer à la fin. En regardant les résultats, j'ai vu qu'il était dans ma catégorie. Soit, je suis moi aussi un "papy", il faut que je m'y fasse :) En plus il est 8ème, et les 8 premiers de chaque catégories montaient sur le podium et recevaient un prix. Je ne suis pas déçu parce que je n'étais pas là pour le podium. En effet, je devais aller acheter des tabourets dans un magasin de meuble à 3 ou 4km de là pendant le semi de Yuki, pour notre pendaison de crémaillère du lendemain. Au fait, Yuki est arrivé juste à temps pour assister à mon arrivée. Bien calculé.

Comme je ne suis pas très honnête non plus, je vais mettre les photos que j'ai trouvé sur un site de ventes de photos. Désolé, je suis français, je ne comprend l'anglais ni le japonais...j'ai pas trouvé mieux comme excuse. 


 Et voilà, j'ai pris 10 ans entre le début et la fin. Voilà pourquoi j'ai pris le faux "papy" pour un plus de 50 ans. D'ailleurs on l’aperçoit devant moi sur cette photo.

 Et au départ, on voit qu'il était placé sur la première ligne, avec les petits jeunes qui vont finir plus de 5 minutes devant lui.

Ah, effectivement, il a du bien forcé à cause de moi...yerk yerk :)

Une heure après mon arrivée, c'était le départ de Yuki. Elle va se mettre en place dans son groupe des 1h30-1h39.

De là, il faudra marcher 2min30 jusqu'à la ligne de départ avant de pouvoir courir.

Il y avait quelques pom pom girls et un orchestre pour mettre l'ambiance.

Sitôt Yuki hors de vue, je suis allez acheter les tabourets. J'ai fait l'allé à pied et le retour en métro. En chemin, un temple et un chien, aussi zens l'un que l'autre.







Je suis de retour à temps pour admirer l'arrivée de Yuki.

Après on est allé voir les podiums au cas où Yuki soit dans les 8 premières de sa catégories. Il n'y avait pas de classement affiché, et on n'entendait pas les noms des coureurs appelés au micro, donc on est resté devant le podium et on attendu le tour des femmes de plus de 40 ans. Raté, Yuki n'y était pas. A côté du podium, un groupe de jeunes filles qui faisaient des animations de danses pendant la course. Là, je ne sais pas, c'est peut-être le regroupement final pour dire qu'elles ont bien travaillé et que maintenant elle vont pouvoir rentrer...?

Le retour vers la station Akabane.

Et à la station le repas des champions: des tempuras. Miam miam.

Et voilà. Je suis content de ma course. Deux semaines plus tôt, je me voyais plutôt finir dans les 41 minutes et quelques. Je suis loin de mon record (38:52), mais je continu de retrouver la forme, c'est de bonne augure pour la suite (marathon de Tokyo la semaine prochaine). Et Yuki continue de progresser après son retour de lonnngue blessure.



mercredi 6 février 2013

Accro(c)


Attention, article égocentrique. Âmes sensibles s'abstenir.

Accro au chocolat => accroc dans ma préparation pour le marathon, thon thon.

Tout se présentait bien dans ma préparation pour le marathon de Tokyo et crack patatrack, un Dimanche en enfer vient ébranler ma confiance laborieusement retrouvée.

En effet, mercredi dernier, nous sommes allé nous entraîner Yuki et moi sur la piste d’athlétisme de Shibuya.   Elle est ouverte au public certaines heures de la semaine. En particulier, le mercredi soir, le club "Namban Rengo", constitué majoritairement d'étrangers organise un entraînement. En général, c'est du fractionné, mais le dernier mercredi du mois, c'est un test sur 5000 m. Lors d'une ballade à Shibuya dont je n'ai pas encore parlé, nous étions allé voir cette piste et j'avais pris une photo que voici:


Mercredi dernier il ne faisait pas trop froid, et nous nous sommes décidé à aller voir de quoi il en retournait. C'était très positif. Le stade était comble. Quelque chose comme 2 ou 300 personnes peut-être. Impressionnant! Surtout quand on est habitué à courir le midi sur le stade de Besançon à 3 ou 4 pèlerins en moyenne. Heureusement, tout le monde ne courait pas en même temps. Bien sur, tout le monde n'était pas du club Namban Rengo. Mais on était facilement une trentaine. Et rien que cette fois 5 ou 6 nouveaux. C'est bien, parce que c'est très informel, il n'y a pas de chichi. Juste au début, on fait un cercle, le responsable nous explique la séance, un 5000 m cette fois, les nouveaux se présentent très rapidement, et c'est parti. Un tour d'échauffement et hop, tout le monde démarre, ça fait du monde sur la piste d'un coup ! A la fin, on inscrit son nom et sa performance sur une feuille, on papotte, et si on veut, on va manger dans un resto du coin. Je pense qu'on va y retourner régulièrement.
J'espérais faire moins de 21min, mais je ne pensais pas pouvoir faire moins de 20min. Et pourtant, j'ai mis 19'34'' et avec de bonnes sensations, c'est à dire sans trop souffrir. J'était content. Je revoyais mon ambition à la hausse pour le 10km du 10 Février.

Deux jours plus tard, emporté par mon élan, je refaisais du fractionné. 12x400m dans le parc Ueno. Pas facile. J'étais bien crevé l'après midi au boulot et le soir, pendant que je révisais mon japonais, je retrouvais une sensation que je n'avais pas eu depuis quelques mois, celle de ne pas pouvoir me concentrer. Y a pas, le fractionné, ça fatigue!
Le lendemain, on a fait une grande ballade à pied dans Tokyo qui doit aussi faire l'objet d'un article à venir. On a beaucoup marché et beaucoup mangé. Monjayaki (testé pour la première fois, c'est pas mal), onigiri, sandwichs, melon pan cuit sur place, patate douce, repas normal le soir, mais surtout, mais surtout, des Almonds de l'entreprise Meiji: des amandes enrobées de chocolat. J'ador(ais) ça.


En général, ça coûte presque deux euros le paquet, mais il y a souvent des promotions et cette fois, c'était presque moitié prix. Dans ces cas là, je n'hésite pas, j'en prend deux (paquets bien sur, pas amandes...). Et Yuki en a pris un au goût fraise. Bref, on ne va pas tergiverser, j'en ai mangé plus qu'il n'en faut. Déjà la nuit, j'ai commencé à le sentir et le lendemain, c'est monté en puissance. Mal au ventre, mal à la tête, difficultés à respirer, fièvre (38°C sous les bras), très chaud, très froid, très chaud et très froid en même temps, bref, l'enfer. J'ai essayé des médicaments achetés à la pharmacie du coin (celle où j'achète ma bière, non, non, c'est pas une blague): effet zéro! J'ai encore bien souffert pendant la nuit, et puis petit à petit, c'est allé mieux. J'ai soupçonné tout de suite les Almonds, et comme depuis je n'en ai plus du tout envie, je pense que mes soupçons sont au moins partiellement fondés. Je pense aussi que la fatigue de l'entraînement à créé un terrain idéal pour l'attaque des amandes masquées.

En fait, il me semble que ça ressemble à mes crises de migraines qui étaient fréquentes dans ma jeunesse, et  qu'on soupçonnaient déjà être produites par l'abus de chocolat. Pour les crises les plus graves, je crois que c'était un peu comme ça. Ces crises ont disparues après mon adolescence, je ne sais plus quand exactement. Maintenant que j'y repense, j'ai arrêté la gymnastique à 16 ou 17 ans. On s'entraînait relativement durement, 3 fois 2h30 par semaines. Maintenant je me dis que c'était peut être un peu la même chose: association fatigue + boulimie de chocolat => gros tracas, en tout cas chez moi. Au niveau des dates, ça pourrait correspondre. Car il faut bien dire qu'au ping-pong, que j'ai pratiqué les 10 années suivantes, les entraînements n'étaient pas aussi durs.

Ce Dimanche de crise, j'avais prévu mon dernier entraînement long (1h50) avant le marathon de Tokyo. C'était plus que râpé  Mais vu d'un autre côté, si j'étais si fatigué, cet entraînement m'aurait peut être achevé, alors les amandes masquées m'ont peut être sauvé d'un sort encore plus grave...restons positifs ! :)

Mardi ça allait mieux bien que l'estomac était encore un peu patraque, alors j'ai fait une petite sortie. J'avais très mal derrière les cuisses même en courant lentement...Misère. Aujourd'hui ça va encore mieux, mais trop de travail, j'ai pas pu courir. Demain matin peut-être, parce que l'après midi et le lendemain, j'ai encore un client (quelqu'un qui viens d'Osaka pour faire de la microfabrication dans notre salle blanche). Bref, je revois mes objectifs à la baisse, surtout pour le 10 km de ce weekend. En fait, je n'ai plus d'objectif si ce n'est que ça se passe bien, et que l'épisode amandes pirates soit oubliées. Et pour le marathon de Tokyo, j'ai peur de manquer de fond, de vitesse, de muscles, enfin de tout quoi, mais on verra bien :) Peut être que j'aurais une bonne surprise et que ces quelques jours de repos (quoique dimanche dernier c'était plus dur qu'un marathon), m'auront fait du bien.

Aller, pour finir, quelques photos qui datent du 15 janvier, après qu'il ait neigé à Tokyo. Cette fois là, la neige n'avait pas été annoncée très fortement, et avec quelques centimètres, c'était la panique (comme en France, quoi). Du coup, depuis quelques jours, ils n'arrêtent pas de nous bassiner avec la neige qui risque de tomber aujourd'hui (alors qu'il faisait 20°C samedi dernier), ils ont même réduit le trafic des trains en prévoyance, et on a quasiment rien eu...

En tout cas, voici une victime de la neige de début janvier: un des deux magnifiques arbres de l'université de Tokyo a perdu une branche. Heureusement, ça ne lui a pas trop fait perdre de son charme.


Sur le chemin de la fac, un gros chat de neige: 

Et encore sur le chemin de la fac, deux copains de neige, qui semblent bien comprendre ce qui leur attend (en tout petit au fond sur la première photo puis en gros plan):




samedi 2 février 2013

Aquarium de Shinagawa

J'ai négligé mon blog ces derniers temps et j'ai pris beaucoup de retard par rapport aux diverses ballades et photos. Je vais essayer de rattraper un peu le retard. Sinon, les photos sont ici.

On va commencer avec la visite de l'Aquarium de Shinagawa. C'était encore l'année dernière, le 30 décembre. Un Dimanche pluvieux. On s'est posé la question de savoir ce qu'on pouvait faire un jour de pluie à Tokyo et on a pensé à la visite d'un aquarium. Il y en a beaucoup dans et autour de Tokyo, et celui ci n'est pas trop loin de chez nous et on n'y était jamais allé. Donc on attrape les parapluies, et c'est parti.

Shinagawa est l'un des 23 arrondissements "spéciaux" de Tokyo. Les arrondissements "spéciaux" forment le noyau de Tokyo. Shinagawa est dans le Sud de Tokyo au bord de la baie de Tokyo. L'aquarium est lui même au sud de l'arrondissement, dans un parc. Mais on n'a pas fait le tour du parc parce qu'il pleuvait.


En Gaule, en général les histoires se terminent autour d'un repas, mais ici, en tout cas pour cette fois, on a commencé avec le repas. J'avais envie de manger des tempuras (des beignets variés, légumes, poissons, crevettes, on trouve même des beignets de glace), alors j'ai cherché un resto de tempura près de l'aquarium et hop, en avant pour les tempuras. C'est le côté pratique de Tokyo. Juste un peu avant le resto de tempura, une vache a bien essayé de nous détourner de notre objectif initial, mais elle n'était pas assez convaincante.


Après le resto, une petite statue sur le chemin de l'aquarium.


Un aperçu du parc Shinagawa Kumin dans lequel se trouve l'aquarium.


Et l'entrée de l'aquarium.


On est arrivé juste avant la représentation des otaries. C'était un peu triste parce que le bassin pour les otaries et les dauphins était vraiment minuscule.




Ensuite on a fait le tour de l'aquarium. Pas très grand mais on trouve toujours des choses intéressantes. Notamment il y avait un tunnel de verre sous un grand aquarium, avec des grandes tortues et raies, et même un humain.




Les méduses sont toujours assez fascinantes à regarder, même si les photos ne sont pas terribles cette fois.



Un de mes préférés, c'était ce truc là. Désolé, je n'ai pas noté le nom. Il a un beau sourire :) (Yuki à trouvé, c'est un uupaa luupaa, enfin, c'est comme ça qu'ils l'appellent ici)


Et lui un beau menton.


Et lui une belle moustache.


J'aime bien aussi les bébêtes qui sortent du sable, et les poissons transparents.




Lui, s'il faut lui choisir un point fort, je pense que c'est sont front, quoique ses lèvres sont pas mal aussi, et ses  yeux qui regardent en haut et en bas, et sa texture, bref, il est pas mal finalement.


Allez, on finit avec les requins. Yuki peut faire la maligne, c'est facile à l'extérieur.


Va savoir à quoi il pense derrière ces petits yeux tout ronds. "Tu ne perds rien pour attendre!" peut être...


Sur le chemin du retour, on passe acheter du pain. Il y a des gâteaux sympas.


Finalement, ici aussi, les histoires finissent autour d'un repas, ou presque.

Et voilà, c'était pas le plus beau ni le plus impressionnant des aquariums, mais il nous a permis d'égayer un peu ce jour de pluie.

L'ensemble des photos est ici.