mardi 28 mai 2013

Parc Mizumoto

Lors d'un de mes entraînement long sans Yuki, j'étais passé dans un parc que j'avais trouvé intéressant parce que vaste, et sans grands buildings autour ce qui fait qu'on n'avait pas l'impression de se trouver à Tokyo. Etant rentré un jour plus tôt du mont Fuji, on avait un peu de temps libre et j'ai proposé à Yuki d'aller se promener là-bas. C'était le lundi 29 avril.

C'est relativement pratique d'accès car la ligne de métro Chyoda, qui est la plus proche de chez nous, nous y conduit sans changement, avec toutefois 20min de marche pour aller de la station d'arrivée (Kanamachi) jusqu'au parc.


En chemin, il y avait quelques grandes maisons, dont celle-ci.


Je m'aperçoit que je n'ai pas pris une vue d'ensemble du parc, enfin une vue qui porte loin, donc je vais récupérer une photo du jour où je me suis entraîné:


Il y avait des petites rizières. C'est beau. Pour nous, occidentaux, ça fait toujours un peu exotique.


Coucou ! Il y a un parc de l'autre côté de la rivière aussi, mais pas beaucoup de possibilités de traverser.


Pendant une pause sur un banc, un oiseau nous a tenu compagnie.


Celui-ci préférait la compagnie d'un pécheur. Entre pécheurs ils ont l'air de bien s'entendre. Quand on est repassé une heure plus tard, ils étaient toujours là, oiseau et humain.



En suivant la rivière vers le nord, on arrive a une partie un peu plus "sauvage", si l'on peut dire. Il semble que ce soit un refuge pour oiseaux. Il y a des postes d'observations d'où l'on peut les admirer.










Celui-ci m'a l'air bien gros pour être encore nourri de la sorte. Il va falloir qu'il apprenne à ce débrouiller tout seul un de ces jours, tout de même !


Bon, les oiseaux, c'est pas mal, mais Yuki et moi on a quand même un faible pour les chats, et là il y en avait aussi quelques uns, mais il n'avaient pas particulièrement de faible pour nous, eux. Bref, pas facile à approcher.


"Essais toujours..." semble-t-il penser. J'ai essayé et j'ai réussi à toucher le noir...yerk, yerk :) Son petit copain ne la pas prévenu que j'approchais subrepticement par derrière pendant que Yuki faisait diversion. Quoi, on s'amuse comme on peut.


On est au petit soin pour les arbres ici.


Couché de soleil sur les feuilles de nénuphars.



Une telle étendue vide est rare donc précieuse dans le coin !


Le jour des enfants approchait, il y avait donc des Koinobori, ou banderoles de carpes qui sont mises en places à l'occasion de la fête des enfants. La fête des enfants, c'est le dernier jour férié de la golden week, le 5 mai. Mais les ornements de carpes sont visible bien plus longtemps, plusieurs jours, voir plusieurs semaines avant et après la fête.


Et voilà. Après 2 ou 3 jours au mont Fuji, on va dire que ce petit tour au parc nous a permis de nous ré-acclimater en douceur à la ville.

dimanche 19 mai 2013

Weekend UTMF 2013 (suite et fin).

Ça fait déjà 3 semaines que l'UTMF est passé et je n'ai guère donné de nouvelles, si ce n'est l'attaque des corbeaux rieurs. En plus j'avais dis "à suivre", mais de suite il n'y eut pas. Essayons de rattraper un peu ça.

La suite, c'était tout d'abord l'arrivée des coureurs le lendemain, à laquelle j'ai pu assistée puisque j'ai achevée ma course prématurément. Tout d'abord, l'arrivée de Yoshikazu Hara, le vainqueur japonais, en pleine forme puisqu'il a pu directement enchaîné sur un tango avec l'organisateur Tsuyoshi Kaburaki.


Non je rigole, ils n'ont pas dansé, c'est juste par hasard que je les ai pris dans cette posture. Hara San, médecin de son état, n'a pas l'air trop du genre à rigoler. Il était très sérieux dans ses interviews.

Ensuite sont arrivés Julien Chorier, premier l'année dernière, mais qui n'a pas pu rivaliser avec le 100 bornard Hara san sur les parties roulantes.


Et 2 minutes plus tard, Sébastien Chaigneau qui avait un handicap, il a couru avec son fils sur ses épaules pendant toute la course ;)



Ensuite nous sommes allé faire un peu de tourisme. Nous avons fait une petite ballade en forêt. Voilà à quoi ressemble la forêt autour du mont Fuji. C'est que des trous et des bosses.


Au bout du sentier, il y avait une ou deux maisons sympas.




C'est pas très clair, mais un arbre poussait sur le toit de celle-ci.


Nous avons ensuite visité un petit village de belles maisons typiques près du lac Saiko, touristique mais plaisant tout de même.








Une animation consistait à se déguiser en habits anciens et prendre des photos souvenirs.




Je crois qu'il était un peu fatigué:




Nous avons mangé des sobas faites maison (pâtes à base de farine sarrasin) dans un des soi-disant meilleurs restaurant de sobas du Japon. Maintenant nous savons que le goût est un peu différent des sobas bon marché, mais nous ne saurions pas dire quelles sont les meilleurs, donc nous nous contenterons des bon marché à l'avenir.



Ensuite, c'était la fabrication de mochi (pâte de riz écrasé). Ils faisaient travailler les enfants et après leur vendait le mochi ;)


Allez, une dernière petite vue sur le Fuji depuis le bus de retour.


Le bus nous à reconduit à la gare, qui nous a reconduit chez nous. Fin du week-end UTMF.

Toutes les photos ici.

Bon, je pensais résumer les 3 semaines dans seul articles, mais ça va pas être possible, ça serait trop long. Ça sera donc tout pour cet article. Et ce sera même tout pour ce soir. Atchao.

mardi 14 mai 2013

Gare aux corbeaux !

Voilà une affiche qui mérite bien une petite traduction. Elle se trouve juste en bas du bâtiment où je travaille.


Attention aux corbeaux !

Il y a de nombreux cas de blessures causées par des attaques de corbeaux dans les environs !!
Marchez en faisant attention à vos arrières.
  • Il arrive que les corbeaux viennent en volant dans votre dos et vous frappe avec les pattes derrière la tête. Il est efficace de se protéger la tête avec un chapeau ou un parapluie.
  • Si vous entendez "Gaaa, Gaaa", c'est le signe d'une intimidation.
  • Faites en sorte de ne pas quitter les corbeaux des yeux. Si vous ne les regardez plus, ils viennent dans votre dos et vous attaquent.
Service de sécurité et hygiène de la faculté d’ingénierie



Le premier jour où j'ai vu cette affiche, je l'ai prise en photo. Le jour suivant, je me suis fait "agressé" par un corbeau en rentrant chez moi en vélo. En fait il n'a fait que passer au-dessus de ma tête, sans me toucher, puis il s'est posé et a lancé son cris d'intimidation "Gaaa, gaaa". Enfin, personnellement, j'avais plus l'impression qu'il se marrait, mais c'est une question d'interprétation.

Je crois que c'est la saison où ils ont leurs petits qu'ils deviennent nerveux comme ça. Çà m'est déjà arrivé une ou deux fois dans le passé, mais à chaque fois, ils ne font que passer au dessus, sans me toucher. Je me rappelle aussi, lors de mon premier séjour au Japon, j'avais été surpris de voir depuis ma fenêtre, passer des gens se protégeant avec un parapluie alors qu'il ne pleuvait pas. J'ai compris quand j'ai vu un corbeaux passer à l'attaque.

En plus, les corbeaux japonais sont plutôt costauds. Vendredi dernier, j'ai fait la visite guidée de l'Université de Tokyo pour des étudiants de l'école de management de technologie de Grenoble. Ils sont venus au Japon à plus de 30 personnes. Comme ils ne pouvaient pas tous visiter notre salle blanche d'un coup, on a fait deux groupes et pendant que les uns découvraient les joies de s'enfermer en sous-sol accoutrés d'une combinaison  intégrale, j'emmenais les autres se promener dans le campus. Quel rapport avec les corbeaux me direz vous? C'est juste pour dire que l'un des étudiants à judicieusement remarqué en voyant un karasu maousse costaud, que les corbeaux n'étaient pas des corneilles au Japon (karasu = corbeau en japonais).

Moi, je les aime bien. En tout cas tant qu'ils se contenteront d'un petit avertissement sans frais, accompagné ou non d'un "Gaaa, gaaa" taquin.

Pour finir, voici le lien vers le début d'un reportage sur les corbeaux de Tokyo qui explique pourquoi ils ont proliféré.

mercredi 1 mai 2013

UTMF 2013 (Ultra-Trail du Mont Fuji)

Je suis "traileur" et j'habite au Japon. Impossible de rater le tour du mont Fuji, donc. Enfin, je veux dire impossible de ne pas essayer de participer.

Rater sa course, ça, c'est très possible puisque c'est ce que j'ai fait ;)

Je suis tombé vers le 38ème km, dans une descente très pentue, et je me suis tordu le genou gauche. Au début, ça avait l'air de bien aller et je me suis dis "Heureusement que je suis souple sinon je me serais tout pété sur ce coup là". Je me suis réjoui trop vite.

Au bout d'une heure où deux, ça a commencé à vraiment me faire mal dans les descentes. En plus je suis encore tombé plusieurs fois, une fois ça m'a donné une grosse crampe dans le mollet droit qui est restée longtemps, mais je ne me faisais pas trop de soucis pour ça, parce que ça m'était déjà arrivé et ça avait finit par passé. Une autre fois sur le coude. Pourtant j'avançais vraiment au ralenti. J'allais d'arbres en arbres. Je n'ai jamais eu autant de mal à descendre, même sans prendre en compte la blessure. Bref, j'avais déjà dans l'idée d'abandonner, mais je voulais quand même essayer de prendre du repos et de voir si ça allait mieux après.

Je suis donc arrivé tant bien que mal au ravitaillement A3, à 55km du départ. Là, j'ai essayé de dormir, mais sur le sol gelé du gymnase, je n'ai pas pu. J'y suis quand même resté 1h30, puis j'ai essayé de repartir sachant que la section suivante semblait assez peu technique. Mais au bout d'une heure de marche, à la moindre petite descente mon genou me faisait souffrir. Sachant qu'il restait 100km, j'ai décidé d'arrêter les frais. Et sachant que le prochain ravitaillement avec des bus était à plus de 4h de marche, j'ai décidé de revenir sur mes pas.

C'est dommage, il commençait juste à faire jour, je n'ai pas pu profiter de la journée. Cela dit, la nuit, avec la pleine lune éclairant le mont Fuji, c'était pas mal. A un moment, il y a un coureur qui nous a dit "Ouah, regardez ça", et en tournant la tête on a vu un lever de lune sur le mont Fuji qui valait vraiment le détour. Je l'ai remercié parce que j'ai failli rater ça. Il faut dire que la nuit on est plutôt concentré sur où on met les pieds.

Point positif: tous mes soucis au côté droit (malléole, arrière du genoux, bas du dos) ne m'ont pas causé de soucis. Autre point positif, je suis moins fatigué que prévu et serait plus en forme pour les prochaine courses. Allez, encore un: j'ai compris que je devais encore bosser pour trouver une bonne alimentation en course, parce que je me suis retrouvé assez vite avec un mal au cœur qui rendait les choses pas très agréables. Mais si, mais si, c'est positif ça.

Voilà pour mon "résultat" sportif. Revenons un peu sur le voyage et la course en général.

Pour rappel, l'UTMF c'est la petite sœur de l'UTMB, l'Ultra Trail du Mont Blanc, avec de nombreuses similarités: le tour d'une montagne mythique, un peu plus de 160km et plus de 9000m de dénivelé positif, sponsorisée par The North Face. Voici le parcours.


La particularité du parcours, en tout cas la différence par rapport aux trails en France, c'est qu'il y a beaucoup de portions relativement plates et facile (y compris pas mal de route), entrecoupées de portions raides de chez raide, vraiment pas faciles. Depuis 6 mois que je suis là, j'avais bien remarqué que les pentes japonaises avaient tendances à être bien pentues, mais là, c'était le ponpon. En plus de nuit avec un chemin rendu un peu humide par une averse dans la journée...on a vu le résultat pour moi.

J'avais pris deux jours de vacances. Nous sommes parti en train Jeudi matin pour un trajet de 3h30 environ. La dernière heure de trajet était sympa, dans un petit train à deux wagons avançant au ralenti de villages en villages, dans la montagne. Nous sommes arrivé à l’hôtel en début d'après midi, puis nous sommes allé chercher les dossards. J'ai pu voir à cette occasion la plupart des meilleurs ultra-traileurs français. En effet, ils sont venus en masse cette année et ils seront 5 dans le top 10. Il y avait notamment les trois meilleurs français sur longue distance, à mon avis: Julien Chorier (vainqueur ici l'an dernier), Sebastien Chaigneau, et Antoine Guillon qui finiront respectivement 2, 3 et 7. Mais le vainqueur de cette édition est japonais, inconnu dans le monde du trail, mais très bon 100 bornard, puisque représentant le Japon sur la distance, et valant 2h28 sur marathon. Il a su profiter des nombreuses portions de routes pour prendre de l'avance, et a bien résisté sur les parties techniques.

Quelques photos entre l'hôtel et le lieu de départ (~1km).






J'avais oublié un papier que je devais signer et remettre à l'organisation, mais pas de soucis, ils m'en ont immédiatement imprimé un nouveau. Un premier bon point pour l'organisation. D'une manière générale, on peut dire que c'était très bien organisé. Balisage, ravitaillements, etc...


Sébastien Chaigneau de dos, désolé, je ne suis pas un bon paparazzi.


Cyril Cointre (9ème) et Christophe Le Saux (13ème ici et 9ème et premier français au marathon des sables 15 jours avant).


Antoine Guillon (7ème) et Lionel Trivel (10ème).


Tsuyashi Kaburaki, organisateur de l'UTMF, plusieurs fois dans le top 10 de l'UTMB, ici interviewé par des français.


J'ai failli raté le contrôle des sacs qui n'était pas indiqué, mais j'aurais aussi bien pu, puisque c'était juste pour le fun. Il n'y avait aucun système pour prouver qu'on y était passé. Remarquez, à l'UTMB ils nous mettent un ruban sur le sac, mais c'est aussi plus pour le folklore qu'autre chose. Rien ne nous empêche d'enlever des choses du sac plus tard. Bref je ne vois pas trop à quoi servent ces contrôles de sac pré-course.


Le départ de la course est dans un petit parc au bord du lac Kawaguchiko. Ce lac perd ses eaux...et on ne sait pas pourquoi. Du coup, ce petit édifice (temple?) qui devrait être au milieu de l'eau ne l'est plus.



Le mont Fuji était un peu caché ce jour là.




A suivre...