mardi 9 octobre 2012

Un Homme Moderne


Remarque préliminaire : posté mardi mais écrit dimanche matin.

C’est fait, je suis un homme moderne. J’ai un smart phone. Je me suis dis qu’au pays de la technologie, je ne pouvais pas rater ça. Au départ, je voulais un smart phone pour réviser mon japonais pendant les transports. Sauf que je vais au travail à pied. Et comme ça à tendance à m’agacer quand je croise des gens dans la rue qui marchent en regardant leur téléphone sans se soucier du monde extérieur en particulier des personnes qui viennent en face, et bien je vais éviter de faire pareil.

Point de transport en commun quotidien pour moi donc. La disparition de ma principale excuse pour faire l’acquisition d’un smart phone ne m’a pas troublée plus que ça, et j’en ai quand même pris un. Le galaxy S III de Samsung. Au Japon, prendre un téléphone Coréen, ça n’est pas très diplomatique me direz vous, mais tant pis, c’est celui-là que je voulais. Et puis s’ils le proposent (en fait Docomo, le Orange japonais, semble avoir l'exclusivité) malgré toute la concurrence des entreprises locale, c’est qu’il est probablement très bon. En effet, quand on regarde les TV, les machines à laver, les frigos, bref l’électroménager, c’est quasiment du 100% japonais avec Hitachi, Toshiba, Mitsubishi, Sharp, Sony, Panasonic et j’en passe.

En tout cas, mon smart phone m’a déjà permis d’éviter un aller retour au travail pour rien. Pour cela, il a eu besoin de la coopération de notre toute nouvelle TV. En effet pendant la météo, ils ont mentionné les nombreuses personnes qui bénéficient d’un week-end de 3 jours. Ça n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, ou plutôt d’une sourde, puisque c’est Yuki qui l’a remarqué. Sur ce j’ai pu vérifier sur mon smart phone que lundi prochain est férié : c’est le jour de la fête du sport. Cool. Certes, dans quelques temps, je pourrais voir cela sur internet, puisque nous nous sommes inscrits hier et il devrait être installé dimanche matin. Le sumaho (abréviation japonaise du smart phone) devient donc à nouveau "inutile". Mais cessons de digresser sur l’utilité ou non d’un sumaho, maintenant j’en ai un, un point c’est tout. Ah, une dernière chose quand même, il fait téléphone aussi, ça c’est assez pratique J

Bon, résumons, les quelques derniers jours.

Jeudi midi, nous sommes allés à la mairie de notre arrondissement pour faire des papiers. Nous sommes tombé sur la plus jeune des employées, qui semblait perdue, et qui nous à fait attendre 2 heures en tout pour 2 misérables formulaires. Il faut dire qu’il y avait une petite complication. Comme notre propriétaire à refait tout l’immeuble, il a eu aussi envie de changer son nom ("Radiance", pourquoi pas). Du coup, à chaque fois qu’on fait quelque chose, ils ne trouvent pas le nom de notre immeuble dans leur base de données et ça complique tout. Parfois, ça n’est pas trop gênant, mais à la mairie, c’était plus sérieux. Il a fallu qu’ils contactent les propriétaires pour qu’ils envoient un fax confirmant le changement de nom du bâtiment. Cela mis à part, elle avait quand même l’air complètement perdue. Elle virevoltait d’un endroit à l’autre pendant 10min, puis finalement osait demander à un de ses aînés la marche à suivre. Puis une fois cette étape passée, elle recommençait à tourner en rond, pour finalement demander à un autre aîné ce qu’il faut faire. En tout cas c’est comme ça que je le voyais. Il faut dire que les visiteurs voient tout ou presque, puisque c’est une immense salle en open space où visiteurs et employés ne sont séparés que par une rangée de bureaux. Ça doit être un peu stressant. Ce qui est étonnant aussi pour un français, c’est que après en avoir terminé avec une personne, les employés se mettent debout derrière la longue rangée de bureau, et attendent comme ça, près à bondir pour accueillir un nouveau visiteur. Ils n’ont pas beaucoup de répits les pauvres. Tu m’étonnes qu’ils dorment dans le métro en rentrant chez eux.

Vendredi midi marquait le début des hostilités concernant l’achat de l’électroménager. Ah, correction, c’est vrai que nous avions déjà le cuiseur à riz. Il manquait tout le reste. Pour cela, nous avons décidé de tout faire à Yodobashi Camera, un grand magasin d’électronique, dont l’une des boutiques est à Ueno, à 25min à pied de chez nous. Nous avions déjà repéré le frigo : un mitsubishi de 370 litres dont les principales qualités sont : le prix, raisonnable, le bruit, faible, et la remise de 400 euros (sur 730 !) si l’on s’abonne à la fibre optique Flets (NTT) associé au fournisseur internet Yahoo BB. Ça tombait bien : on était complètement perdu pour savoir lequel des innombrables fournisseurs choisir. Je crois que Yahoo BB est un peu plus cher que les autres, mais avec cette remise, je pense que ça vaut le coup. Et puis on pourra toujours changer dans 2 ans. Il a fallu plus d’une heure pour faire l’inscription à internet. Comme en France, dans les contrats, il y a une toute une ribambelle de closes, d’options, de conditions etc… mais à la différence de la France, ici, ils sont obligés de nous les expliquées toutes une par une. C’était au tour de Yuki de finir en zombi ce jour là. Ensuite, il a fallu aller choisir une TV assez rapidement pour finir avant 15h afin d’être livré le soir même. On a donc choisi la TV très vite, avec pour seul critère la taille, le prix, et l’apparence…surtout que contrairement au vendeur qu’on avait eu pour les machines à laver (et oui, nous avons aussi acheté la machine à laver), celui pour la TV était très sobre. « Quelle est la différence entre ce poste et celui-là ? », « Heuu, celui-ci à un haut parleur plus grand en dessous de l’écran », « Ah, d’accord, merci. ». Par contre il a été très efficace par la suite et a pu passer la commande à 14h59 pile. On a du avoir affaire à une dizaine de vendeur en tout, ils formaient une fine équipe, c’était intéressant à voir.

Bref, pour la TV on a choisi un Toshiba de 32’’. Nous avons été livrés le soir même donc. 32’’, je crois que c’est ce qu’on avait à Besançon. Cela nous semblait correct alors. Mais ici, je ne sais pas pourquoi, ça nous a semblé tout petit une fois posé dans la pièce principale. Enfin si, je crois savoir pourquoi, en tout cas pour le cas de Yuki. Quand on a affiché le programme sur la TV, les caractères étaient tellement petit qu’elle a du s’approcher tout près pour lire. On était donc d’accord pour dire que ça aurait été mieux plus grand. Alors le lendemain, on a tenté le coup et on a demandé si on pouvait changer. Le premier vendeur a appelé un second vendeur. Celui-ci nous a posé quelques questions, puis il est allé voir son chef et nous a dis que c’était d’accord. YES ! Ensuite il fallait en choisir une autre. Il nous a conseillé une LG de 42’’ qui coûtait 900euros. Toutes les 42’’ coutaient au moins 800euros. Mais il y avait une Sharp de 40’’ qui coutait 600euros. « Pourquoi celle-ci est beaucoup moins cher que les autres » ?, « Parce qu’elle était moins cher que les autres au départ. », « Ah, merci. Et est-ce qu’elle n’a pas des points faibles par rapport aux autres ? », « Heuu…le bord de l’écran est un peu plus large alors c’est un peu moins joli. », « Ah, d’accord, merci. Je vais prendre la moins cher alors… ». Et voilà comment nous avons opté pour la Sharp, même si c’est vrai que l’image de la LG était magnifique. Mais LG est coréen, comme Samsung, je ne pouvais pas leur faire deux fois le coup quand même ;) Elle doit être livrée d’un instant à l’autre puisque actuellement il est 10h54 dimanche matin, et qu’ils doivent la livrer entre 10h et 12h.

Hier, samedi, avant de refaire notre petit tour à Yodobashi Camera pour changer la TV et acheter un smart phone (ça aussi, ça a duré des heures), nous sommes allé à nouveau chez Ikea, mais un autre, de l’autre côté de Tokyo, plus près de chez nous (à 1h en train). Nous y avons acheté une table, 2 petits tabourets, qui serviront pour les visiteurs, car nous n’avons pas encore décidé pour les chaises, un meuble pour la télé, une couette et quelques petits objets variés. Et nous avons fait des repérages pour un bureau et un meuble de cuisine entre autre. Là aussi, c’était long, mais ça avance bien J


C’est dommage, car hier et aujourd’hui, c’est la fête du quartier à laquelle nous n’aurons pas trop l’occasion d’assister. Le matin, en allant à la station de train, nous avons vu des stands installés sur une place. Et le soir en rentrant, nous avons pu assister à la fin d’un concert de tambours. C’est la fête encore aujourd’hui, mais on doit rester à la maison au moins jusqu’à ce que la TV soit livrée, et après, ça serait pas mal qu’on fasse encore les magasins (meubles, vélos).

Sur la route de la station:




La fête se prépare. Nous n'y assisterons pas.

Un des multiples temples près de chez nous.

Dans le train pour Ikéa. Le chauffeur se récurait les ongles entre deux stations. Au moins il ne dormait pas.


Je me demande si c'est pas un meuble spécial Japon ça.

Le soir, à une centaine de mètre de chez nous, la fête prenait fin avec un concert de tambours.

mercredi 3 octobre 2012

Cuiseur à riz

Vite fait, notre premier appareil électroménager: bien sûr, un cuiseur à riz ! On est au Japon ou pas ? Il est blanc. Comme la cuisine, les murs et le sols sont clairs, et qu'on n'a pas trop le sens du design, on ne va pas prendre de risque et ne prendre que des trucs blancs...Du coup ça risque quand même de faire un peu bizarre mais bon. Je vous dis, le design et nous ça fait deux, enfin trois. C'est comme ça et pis c'est tout :)




mardi 2 octobre 2012

Au boulot !

Ok. Le contrat est signé, nous avons emménagé hier soir et j'ai commencé le travail ce matin.

Samedi nous avons fait deux magasins de meuble: Nitori, un magasin japonais relativement bon marché, et Ikea, bien connu des européens. Nous avons commandé un lit chez Nitori et un canapé lit chez Ikea. C'était le plus urgent. Il reste beaucoup à acheter, mais on voulait d'abord revoir l'appartement avant de choisir.

Le samedi chez Ikea, c'est comme en France: c'est la cohue

Le Dimanche était très chargé. Le matin nous allions signé le contrat dans une agence près d'une petite station, dans la banlieue de Yokohama. Pourquoi une agence si loin de l'appartement, on ne sait pas. En tout cas le maître des lieux était très sympathique et ça s'est bien passé. Le contrat commençait le lendemain, mais comme un typhon approchait à grand pas, nous souhaitions emménager dés le soir, afin que je ne sois pas bloqué le lendemain matin pour monter à Tokyo si le train ne circulait pas. Les propriétaires ont donnés leur accord.

Un corbeau, maître de la station, voltigeait par si par là et criait après les passant. Ici, il crie aussi après le train qui lui passe juste dessous.

Nous avons ensuite préparé nos affaire pour les envoyer par Takkyuubin, un service de transport. C'était la course contre la montre, car le typhon approchait et en plus nous avions rendez-vous avec les propriétaire pour la remise des clés les soir. Bref, je passe les détails, finalement tour s'est bien passé.

Voilà comment s'est passée notre première nuit (et comment se passeront les deux prochaines)

Des tapis de gym, c'est un peu dur comme matelas, mais finalement, on n'a pas si mal dormi. Quand au typhon, il est passé assez vite, et pendant la nuit, donc ça n'a pas été très impressionnant. On entendait bien les rafales de vent, mais dans les petites rues, ça restait raisonnable. Par contre, Yuki a du ressortir pour acheter du produit pour ses lentilles, et dans une grande rue, elle a du se tenir à un poteau à un moment de peur de s'envoler ! Zut, j'ai raté ça :)

En tout cas, le lendemain, le ciel était d'un bleu uni, la température encore très élevée, et le chemin jusqu'au travail (~13min à pied) s'est donc déroulé sans encombres. La première journée aussi. Le matin j'ai suivi une présentation pour les nouveaux venus à l'Université de Tokyo. Je n'ai pas compris grand chose, si ce n'est qu'il fallait que je remplisse un papier assez vite si je voulais recevoir mon salaire. L'essentiel en somme.

J'ai mangé un bento (plateau repas) acheté à la coop au rdc de mon batîment rapidement avec Yoshio San, mon responsable et ami. L'après midi, on est allé acheter un PC à la coop de l'université, puis j'ai suivi une fabrication de masque avec l'e-beam. Une petite parenthèse pour le service techno de Femto-st: pour rentrer en salle blanche, il faut enlever les chaussures avant de rentrer dans une première salle, puis une autre salle, puis une autre salle où l'on se lave les mains, puis on met un masque, des chaussures, un combinaison, des gants, puis se relaver les mains avec les gants, puis passer dans une douche à air, puis une autre douche à air pour rentrer dans la salle de l'e-beam qui est la plus sensible aux poussières...voilà, voilà...à vous de jouer. Il y avait aussi un système intéressant de code barres sur les vêtements qui permettaient de connaître le nombre d'utilisation, et après 10 utilisations, on les mets dans une boîte pour les envoyer au nettoyage.

En fin d'après midi, j'ai eu l'agréable surprise de rencontrer Julien qui est là jusqu'à mi-novembre encore, après quoi, il rentrera à Besançon. Il est dans le bureau d'à côté. Mon bureau est entre celui de Yoshio San, et Sawamura San, qui est ingénieur de recherche dans le cadre du projet "Nanotech platform" comme moi. C'est lui qui m'a montré, très rapidement et en japonais, une fabrication de masque à l'e-beam.

Un petit soucis: il n'y a personne au labo avant 10h, la plupart des étudiants ne viennent pas avant midi, et finissent tard le soir. C'est pas trop mon style ça, et je ne crois pas que je vais l'adopter.

C'est tout pour aujourd'hui !

vendredi 28 septembre 2012

Fin du suspens ?

Je crois que cette fois c'est la bonne. Nous allons signer le contrat pour un appartement dimanche prochain. Hier nous sommes monté à Tokyo, décidé à 90% comme l'a dit Yuki à l'employée de l'agence immobilière à signer pour le deuxième appartement que nous avions vu. L'employée nous a proposé d'aller le revoir. Mal (pour elle), bien (pour nous) lui en a pris. Une fois sur place, il nous a paru beaucoup plus bruyant que la première fois ! En effet, il était proche d'une route avec pas mal de circulation. Ça ne nous avait pas choqué la première fois, mais cette fois ci, si. Nous somme donc passé dans la zone des 10% et ne l'avons pas pris. Désolé madame !

Nous avons donc repris notre bâton de pèlerin et somme allé dans une autre agence, encore. Cette fois nous avons passé 6h: 2h30 pour choisir 5 appartements, 2h30 pour les visiter, et une heure pour faire le dossier d'inscription pour l'un d'eux. Suite à cela, il ne restait plus qu'à attendre le verdict du propriétaire. Il est arrivé ce matin, et c'était oui. Ouf. L'appartement fait 57m2, il est dans un quartier calme, à 1km de mon travail, il vient d'être refait et tout est neuf. Il n'y a que deux pièces, mais ça ira bien comme ça. L'essentiel c'est qu'on ait suffisamment d'espace. En plus il est un peu moins cher que celui que nous avions failli prendre le matin : 1450€ au lieu de 1510€. Oui, ça fait cher, mais à Tokyo c'est normal. C'est ce qu'on a vu de mieux pour ce prix. Bref, on est contents ! :)

Quelques images de l'appartement (celles qui étaient dans l'annonce) :







Bon, il ne reste plus qu'à trouver un lit, un canapé, un frigo, un micro-onde, une table, un bureau, une télé, une imprimante...stop, stop, n'en jetez plus, c'est bon, on verra en tant voulu. Assez vite pour le lit quand même...

A part ça, voilà ce qui nous arrive :



Le typhon n°18 que l'on apperçoit à droite est passé à l'est du Japon sans se faire trop remarquer. Juste un peu de vent. Mais le n°17 est plus costaud, et il devrait être au dessus de nous lundi, mon premier jour de travail. Sympa comme accueil. M'enfin. J'espère qu'il va s'affaiblir un peu d'ici là.

Ce matin, on a couru 1h. Je n'ai toujours pas de bonnes sensations. Ça reviendra. On a quand même bien senti la proximité du typhon avec un gros vent de face au retour.

mercredi 26 septembre 2012

Fausse alerte : pas d'appartement

Mauvaise nouvelle:
J'ai parlé trop vite, on n'a pas d'appartement. Dans mon état de zombi, je n'avais pas l'esprit très clair, mais le soir, j'ai eu un éclair de lucidité et me suis dis que les 2 appartements choisis étaient vraiment trop petit. Surtout l'appartement neuf et chic. Alors le lendemain, on a laissé un message à notre petit bonhomme, qui prenait son jour de repos, pour lui dire qu'on prenait l'autre appartement, un peu moins petit, et ce même si les négociations sur le prix n'aboutissaient pas. Ce matin il nous appelle pour nous dire que l'autre agence qui s'occupe de l'appartement demande, comme je suis étranger, à ce que je prenne une assurance qui coûte la moitié du loyer + 10000yens (100€) par ans, alors qu'on a déjà un garant et que je gagne suffisamment de toute façon.

Bonne nouvelle:
Ça nous a donné une excuse pour refuser, et laisser tomber cet appartement dont l'étroitesse me faisait un peu soucis.

Mauvaise nouvelle:
On a perdu deux jours, puisque aujourd'hui c'est à nouveau mercredi, jour de repos de la plupart des agences.

Mauvaise nouvelle:
Un typhon approche, demain et après demain il va pleuvoir.

Bonne nouvelle:
Aujourd'hui on a couru 52min et ça allait mieux que la dernière fois.

Voili, voilà.