mardi 15 octobre 2013

Avril 2013, malgré tout...snif.

Suite à la multiplication incontrôlable d'absence totale de complaintes quand à la non mise à jour de mon blog, j'ai décidé de ravaler ma déception, de mettre ma fierté dans la poche filet de mon short Raidlight, et de continuer malgré tout, pour tous mes fidèles lecteurs trop timides ou trop bien élevé pour oser la moindre réclamation.

Lundi 1 Avril 2013
Je suis allé de l'autre côté de Tokyo, c'est à dire côté Est, pour présenter mon nouveau laboratoire et son activité (VDEC) à mon ancien laboratoire (LIMMS). Sur le chemin du retour, je suis passé au parc Yoyogi. Bien que les cerisiers avaient perdu un bon peu de leurs feuilles, ça n'empêchait pas les Tokyoïtes de continuer à célébrer allègrement Hanami, week-end ou pas week-end.


Y compris en tenue improbable.





Ben non, pas la peine d'y aller, puis qu'ils sont chez nous, les jeux olympiques 2020 :) Et vous pouvez venir l'esprit tranquille, la situation à Fukushima est sous contrôle, c'est le premier ministre Abe Shinzo en personne qui l'a dit, et sans même un vague mouvement de paupière ou un léger tressautement dans l'épaule. C'est vraiment des pros ces politiciens. Enfin sauf Sarko, dont le légendaire tressautement d'épaule n'est plus a présenter. Mais le finaud avait trouvé l'astuce : soit je ne peux pas m'empêcher de tressauter quand je dis des grosses conneries, mais je peux me forcer à tressauter quand je n'en dis pas, comme ça, on ne pourra pas faire la distinction. Malin  le bougre. Je ne sais pas comment j'en suis venu à parler de Sarko dans un blog sur le Japon. On va mettre ça sur le compte de mon rhume et d'un résidu de fièvre. Désolé.

Samedi 6 Avril 2013
Une longue sortie de course à pied, départ chez moi, direction nord-est, en espérant trouver un peu de verdure au bout d'un moment. Après 30km et quelques espaces verts tout de même, je rentrerais en train depuis la station Kitakogane.

Le train est vraiment très intégré dans la ville au Japon. D'ailleurs les japonais l'aiment beaucoup et il y a de nombreux magazines sur ce thème.


Je suis parti tôt et c'était encore calme dans les rues marchandes couvertes.


Seuls quelques gardiens peluchés veillaient sur les rues presque désertes.


Bon, il y a un peu de vert là. Et de bleu, jaune, rouge.


On est plus ou moins obligé d'en passer par là pour sortir du "centre" à pied...ou en vélo.


C'est pas encore la campagne, mais il y a quand même quelques oasis de verdures.


Première fois que je vois un centre équestre à Tokyo. Pas de cheval en action malheureusement.


En passant, je découvre le parc Mizumoto ou j’emmènerai Yuki plus tard pour goûter à une impression de vastitude rare dans le coin.


Toutes les photos de la ballade ici.

Mercredi 24 avril 2013
Yuki a visité un temple toute seule pendant que je travaillais durement (ou pas). La particularité de ce temple : ses glicynes. Son nom : le Kameidoten. Toutes les photos ici.




dimanche 1 septembre 2013

On a vu l'homme qui a vu l'ours et on a vu les oursons !

Enfin ! après 6 ans à vadrouiller dans les forêts et les montagnes japonaises, nous avons enfin vu des OURS ! Je commençais à me demander si ça n'était pas une légende, ces ours japonais, une histoire pour faire peur aux enfants pas sages, ou bien un mythe inventé par les fabricants de clochettes anti-ours. Mais non, ils sont bien là et on peut les trouver au détour d'un sentier, pas si loin de la ville.

Et voilà la preuve :



Je vais résumer un peu l'histoire en attendant, peut-être, un article plus détaillé sur cette excellent journée.

Le Dimanche 1 Septembre, c'est à dire aujourd'hui, j'avais une course d'orientation près de Nikko, un site touristique très connu et très visité, pour ses temples, mais aussi la nature qui est très belle, surtout en automne, avec les érables rouges.

Pour profiter du déplacement, nous y sommes allé la veille et avons fait une randonnée sur le mont Nantai, qui culmine à plus de 2400m. Lors de la descente sur Nikko, il y avait un long passage où le sentier se perdait dans les sasas, une sorte de bambous. Voilà à quoi ça ressemble :



Ils étaient parfois très hauts, presque aussi grands que Yuki, qui n'est pourtant pas petite, non, non, pas petite.


C'était comme ça pendant 1 à 2h. A un moment j'ai dit à Yuki que c'est bizarre qu'il n'y ait pas d'ours dans le coin, c'est une forêt idéale pour eux. En effet, ils aiment bien les sasas, car ils peuvent s'y dissimuler facilement. Je me suis rappelé une photo que nous avions vu à Hokkaido. J'avais pris la photo en photo, pour faire croire que nous avions vu un ours (ça n'est pas le cas cette fois!)... Il se promenait dans une végétation du même genre, même si ce n'était pas des sasas. Voici la photo :


Nous pensions qu'il n'y avait pas d'ours parce que nous n'avions vu aucun panneau, alors que d'habitude il y a toujours des panneaux. Yuki n'avait même pas mis sa clochette anti-ours. Mais a un moment nous avons entendu des hurlements étranges. Je pensais que c'était un animal blessé. Ça n'était pas rassurant, mais pas question de refaire tout le chemin à l'envers (plusieurs heures!). Alors j'ai sorti mon couteau suisse (ben quoi, c'est mieux que rien non?) et Yuki a sortie sa clochette (wow, ça fait peur!), et nous avons continué notre progression au milieu des sasas. 200m plus loin, nous avons vu un homme qui revenait sur le sentier, l'air pas très rassuré. Il venait de rencontrer un ours, et il nous a expliqué que c'est lui qui poussait ces bêlements étranges, afin de faire fuir l'ours. En effet, si l'on rencontre un ours, il ne faut surtout pas fuir en lui tournant le dos, sinon il nous court après et...je préfère ne pas penser à la suite. Il faut lui faire face, lui dire bonjour, et partir lentement, comme si de rien était, à reculons ;) L'homme avait choisi d'aller un peu plus loin et de poursuivre l'ours en poussant ces cris inhumains. Il était doué, ils nous à bien fichu la trouille. Il nous a dit que cette année, les ours étaient particulièrement nombreux dans le coin.

Et pendant qu'on papotait tranquillement sur le chemin, j'ai aperçu deux oursons qui descendaient d'un arbre, à une centaine de mètres, au delà d'un talus. J'ai eu le temps de faire une photo, preuve que cette fois on ne raconte pas des histoires ! Et puis on s'est dit qu'il serait peut être plus prudent d'aller papoter un peu plus loin, et nous sommes parti. Dommage, on n'a pas vu la maman, mais ça vaut certainement mieux ! En fait on a peut être eu une chance incroyable, parce que ça faisait plusieurs heures qu'on n'avait rencontré personne, et juste au moment ou il y a un ours, un bonhomme à la bonne idée de passer juste avant nous. Sinon c'était nous qui serions peut-être tombés nez à nez, dents à dents, griffes à couteau suisse, avec l'ursidé.

Et voilà l'histoire de notre première rencontre avec des ours japonais. Je crois que dorénavant, nos ballades seront toujours accompagnées du fameux gling-gling des clochettes anti-ours.

Les autres photos de la ballade sont ici.

jeudi 15 août 2013

Pêle-mêle Mars 2013 (suite)

Nous voilà rentré de vacances. J'ai maintenant le choix entre continuer à rattraper mon retard, où bien enchaîner sur les vacances. Je choisi la première alternative, parce que si je ne le fais pas maintenant, peut-être que je ne le ferai jamais, et quelle perte ça serait pour l'humanité ;)

Ainsi nous poursuivons le mois de Mars, précisément le dimanche 17, toujours aussi sportivement, avec le relais orientation par équipe de Oomineyama. C'est un relais avec trois personnes par équipes. Mes équipiers étaient Kikusawa San (Kiku Chan) et Joerg. Nous n'avons pas été très brillants mais pas ridicules non plus puisque nous terminons 9ème sur 22 équipes. Il y avait trois parcours différents. Kiku Chan commençait avec le départ en masse sur le parcours B. Il termine 17/22 sur son parcours et nous place en 13ème position. Joerg termine 4ème du parcours C et nous fait remonter à la 10ème place. Je termine avec le 7ème temps du parcours A ce qui nous permet de remonter encore une petite place.

多摩OL狭山菊澤 恵三Vetter JoergLebrasseur Eric
      2:36:34
 (114) 
mb1:15:0917mc0:37:004ma0:44:257
1:15:09131:52:09102:36:349

Même si ça commence à être un peu vieux, je me souviens assez bien de mes erreurs qui m'ont fait perdre de précieuses minutes. Mais à mon niveau, il y en a toujours, des erreurs, particulièrement quand je ne m'entraîne pas beaucoup, comme c'est le cas. Voici la carte avec mon parcours. De la balise une à la deux je me suis empêtrer dans les bambous, ce qui ne risquait pas de m'arriver dans le Jura ! C'est que c'est coriace ces bambous ! Même cassés et tombés ils prennent un malin plaisir à se mettre en travers de votre chemin.


Voici Takahashi San, le vétéran de notre club, qui revient tout juste d'Italie où il a encore obtenue une médaille de bronze en sprint dans sa catégorie (80-84ans).


Voici notre équipe en train d'analyser nos parcours après la course. Que signifient donc ces rires. Seraient on en train de se gausser de mes bêtises ?


Au premier plan, Ono San, qui est cette année le responsable du club. C'est justement lui que j'avais abordé lors de mon premier contact, lors de la course de la ligue de Saitama.


Allez, je ne résiste pas au plaisir de montrer encore la vedette dont il faudra que je me souvienne du nom tout de même.


Et me voici en train de dépasser un groupe de petit jeunes, vers la fin du parcours.


Ici, Joerg et moi discutons avec Tamura San, qui était récemment aux jeux olympiques des sourds. Il va participer au Tor des géants en Septembre, une bagatelle de 330km et 24000m D+. Faute de connaître le langage des signes, le smartphone est utile pour avancer dans la conversation quand mimer ne suffit plus.


Toutes les photos sont ici.

Quelques jours plus tard, le 20 mars, Yuki et moi nous promenions dans notre jardin, le parc de Ueno, pour admirer les cerisiers en fleur.

Nous passons par un temple tout près de chez nous, dont l'arbre très supporté, dont j'ai déjà montré la photo dans le pêle-mêle de Janvier, est maintenant en fleur.



Autre temple, autre type d'arbre en fleur.


Dans le parc, c'est coloré, mais pas seulement grâce aux arbres fleuris. D'ailleurs, les arbres paraissent un peu fades à côté des doraemon et autres personnages de mangas.


Un jour de petite affluence dans l'allée aux cerisiers ;) Un des spots favoris des amateurs de hanami (regarder les fleurs en s’abreuvant de boissons plus ou moins alcoolisées au premier rangs desquelles, la bière). Pourtant c'était un jour de semaine. D'ailleurs je me demande bien pourquoi je n'étais pas au travail à ce moment là...j'ai oublié.


Petit jeu : trouver les vedettes du jour. C'est facile, elles sont en plein milieu de la photo.


Trouvé? Bon, les voici en gros plan.


Et plus gros encore. Qu'est ce qu'il ne faut pas faire pour être riche et célèbre.


OK, OK, je sens bien que certains en ont marre des chats. Alors voici des chiens pour changer.


OK, OK, je sens bien que certains en ont marre des animaux. Alors voici une vue sur le temple de Shinobazu.


OK, OK, je sens bien que...non j'arrête là, sinon ça ne finira jamais. Celle-ci, c'est pour les couleurs.


A quand les même sacs pour chiens? Dans pas longtemps à mon avis.


Et voilà pour Hanami à Ueno. On va dire que c'était entre midi et deux. Toutes les photos ici.

Le mois de Mars s'achevait avec les 100km d'Oshima dont j'ai déjà parlé, nous arrivons donc à la fin de cet article. A bientôt pour Avril.

vendredi 2 août 2013

Pêle-mêle Mars 2013

Allez, on enchaîne, on enchaîne. Surtout que aujourd'hui c'est les vacances (pour dix jours) donc je vais probablement avoir bientôt à nouveau plein de choses à raconter pour peu qu'on se trouve une destination. Et oui, nous n'avons encore rien prévu, si ce n'est d'aller prendre le frais à la montagne.

En Mars, c'est catastrophique : je n'ai quasiment rien publié. Je vais tâcher de faire court, mais c'est pas gagné.

Le 2 Mars, jour important s'il en est, puisque c'est l'anniversaire de Yuki, nous avons couru un peu dans notre quartier. Un entraînement touristique. Certains arbres étaient déjà en fleur.


La fameuse rue qui donnait sur le mont Fuji, dont la vue est maintenant cachée par un nouveau bâtiment. Les peintres amateurs vont devoir se contenter de l'imaginer.


Un troupeau de chaperons rouges dans un temple.


De l'autre côté de la ligne de chemin de fer, que l'on ne voit pas, un grimpeur escalade le mur d'une salle de sport.


Une vieille baraque comme on en trouve parfois au détour d'une rue, même en plein Tokyo.


Il vaut mieux ne pas traverser au rouge ici.


Encore une secte qui a fait son trou.


Sympathique façade d'un magasin d'alcool.


Allez, un petit Drug pour la route.


Le reste des photos est ici.

Et bien voilà, c'était rapide et efficace (on ne me fait pas beaucoup de compliment :(, alors je m'en charge moi-même ;) ).

Allez, on ne perd pas le rythme. Le lendemain, c'était un petit entraînement trail avec quelques amis de Namban Rengo du côté du mont Oyama. Comme d'hab, on fait les malins à courir dans les premiers mètres de grimpe, mais ça ne dure pas longtemps !


Ahhh, l'hivers japonais, c'est quand même cool. Pas trop froid, ensoleillé, idéal pour courir.


On en perdrait presque la tête.


On peut apercevoir la mer qui n'est pas très loin.


Attention à ne pas se prendre les pieds dans les racines.


Un pèlerin pèlerine à contre sens.


Et voilà la compagnie du jour : de gauche à droite, Alistair, anglais du Yorkshire, Frank de New-York, Matthew, anglais de Canterbury je crois, Yuki, moi et Chih, de Singapour. Ce dernier devait participer à l'UTMF, mais il n'a pas pu suite à une blessure au genou. Ah, ces genoux. C'est pas grave, on va remettre ça tout les deux l'année prochaine.


Comme tout bon trail qui se respecte, ça finit au onsen du coin !


Dans lequel, après le bain, nous mangeons, devinez quoi...des sobas !


O tsukaresama deshita (c'est ce qu'on dit quand on a bien travaillé).

Le week-end suivant était encore consacré à l'entrainement trail, préparation pour l'UTMF oblige. Cette fois, juste avec Chih. Il m'a emmené sur la montagne la plus haute de la préfecture de Tokyo, le mont Kumotori (la montagne où l'on attrape les nuages, traduction personnelle), qui culmine juste un peu au dessus de 2000m. C'est à l'autre bout de la préfecture, donc un peu loin, et après le train, il fallait prendre un bus, qui était bien plein.


L'arrêt de bus, et départ de la ballade.




Allez, c'est parti ! Comment ça, Chih à déjà mal aux fessiers ?


A chacun son type de matériel. L'essentiel, c'est d'avancer !


Désolé, c'est automatique, dés qu'on voit le Mont Fuji, on ne peut pas s'empêcher de le prendre en photo...


Des bucherons (élagueurs? gardes forestiers?) en plein boulot.


Les premières traces de neige.


Une chaîne de montagnes enneigée au loin.


On approche du sommet, la forêt laisse place à quelques espaces dégagés.


Hop, réflexe.


C'est un très beau sentier.



Nous voici au sommet !


Après quelques minutes de pause et une ou deux boulettes de riz, il est temps de repartir.


Nous emprunterons un parcours différent pour rentrer, mais tout aussi séduisant...et raide.




Un beau passage dans la neige, mais pas très rassurant parce que très en dévers parfois.



Et voilà pour le première jour du week end choc. 34km et 2300m de dénivelé positive.

Le lendemain, rebelote, mais cette fois Yuki nous accompagnait. C'était du côté du mont Takamizu, sur le parcours d'une course de trail auquel Chih devait participer une ou deux semaines plus tard. C'est moins loin de Tokyo et le départ du parcours est à côté de la ville.


En passant, une illustration typiquement japonaise pour la prévention des incendies de forêt.


Et voilà la (petite) troupe. Oui oui, on était bien en Mars, et même la frileuse Yuki était en T-shirt et presque short.




Un dispositif pour prendre en photo la faune. Je ne suis pas sur qu'il aurait fait long feu en France. Ça me fait penser à une histoire que racontait un collège nambanner mercredi dernier à l'entraînement. Un ami à lui s'est achété un super vélo, et comme il s'en était déjà fait piquer un, cette fois il l'a attaché à la rambarde de ses escaliers avec deux supers antivols U. Les voleurs ont scié la rambarde. C'était dans une cage d'escalier parisienne.


Bref, revenons à nos moutons. Ici, c'est le Japon, et qui dis Japon dis temple. Celui ci était le point extrême de notre parcours du jour.




Sur le chemin du retour, passage dans un petit hameau où il semble faire bon vivre.




Et le clou du spectacle : un chamois japonais (kamo shika). C'est seulement la deuxième fois que j'en vois dans la nature (Yuki aussi je crois).


Avec la fatigue de la veille, c'était beaucoup plus dur, même si plus court : 25km et 1300m de D+. Et tout ça 15 jours après le marathon de Tokyo et 15 jours avant les 100km d'Oshima. C'est suite à cela que Chih s'est blessé. Il n'a pas encore récupéré, mais il a commencé à recourir depuis peu.

On va en rester là pour l'instant. Il reste encore des choses à voir pour le moi de Mars, mais ça fera l'objet du prochain article. Hasta la vista.